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miércoles, 10 de septiembre de 2014

LE TRANSPORT URBAIN DU FUTUR?


Société

Plaidoyers pour la bicyclette

par Philippe Descamps, septembre 2014
(extrait de Le Monde Diplomatique)
Présentant le nouveau vélo en libre-service de Lille, dont elle est la maire, Mme Martine Aubry eut cette remarque révélatrice en réponse aux photographes qui l’invitaient à monter en selle : « Ah non, c’est ridicule ! » Comme la plupart des décideurs politiques, beaucoup voient dans la bicyclette un engin sympathique et convivial, mais... pour les autres. Au mieux, ils la réservent aux loisirs, mais ils ne la considèrent pas comme un moyen de transport journalier amené à se développer.
Journaliste et blogueur, Olivier Razemon tente de convaincre que le vélo redevient au contraire le mode de déplacement le plus efficace pour l’essentiel de nos trajets quotidiens : entre cinq cents mètres et dix kilomètres (1). Alors que certains maires élus en mars dernier (à Thionville, Pau, Béthune) défendent le retour de la voiture, supprimant des pistes cyclables ou des rues piétonnes (2), la « transition cyclable » recèlerait des vertus non seulement pour la santé de nos corps et de nos villes, mais aussi pour le budget des collectivités et le lien social.
Si le vélo a tant de mérites, pourquoi ne représente-t-il que 3 % des déplacements en France, soit environ dix fois moins qu’aux Pays-Bas, en Hongrie ou au Danemark ? L’économiste Frédéric Héran cherche l’explication dans l’histoire des déplacements en Europe (3). L’apparition de la bicyclette, au XIXe siècle, et sa facilité d’usage ouvrirent une ère de « liberté de mouvement sans pareille », qui fit également beaucoup pour « l’émancipation des femmes ». Mais, après la période faste des années 1930, vinrent les « trente glorieuses », marquées partout par le déclin du vélo, jusqu’au milieu des années 1970 : « Certains pays ou régions, comme les Pays-Bas, l’Allemagne, le Danemark, la Flandre, la Suisse alémanique et l’Italie du Nord, parviennent à stopper l’effondrement d’après-guerre et même à redresser durablement la situation. D’autres, comme la France, le Royaume-Uni et l’Espagne, voient au contraire l’usage du vélo utilitaire repartir à la baisse jusqu’à devenir confidentiel. »
En France, l’insuccès de la bicyclette doit beaucoup à la promotion du deux-roues... à moteur. L’attractivité du Vélosolex ou de la Mobylette fut favorisée par une législation fort peu contraignante (âge, port du casque, vitesse), malgré un nombre d’accidents considérable. Dans des villes conçues pour les voitures, le vélo ne reviendra pas sans une remise en question radicale de la gestion des déplacements : « Les cyclistes,écrit Héran, ont bien du mal à respecter un code de la route et des plans de circulation qui ne sont manifestement pas faits pour eux. »Les élus locaux se contentent au mieux d’une politique d’affichage de kilomètres de pistes cyclables déconnectée des besoins : « Ces pseudo-réseaux se révèlent inutilisables par les cyclistes, qui se heurtent sans cesse à des difficultés non traitées : carrefours dangereux, radiales ou boulevards sans aucun aménagement, coupures liées à des autoroutes et voies rapides urbaines... »
Seule la réduction de l’usage de la voiture par des restrictions de la circulation, de la vitesse et du stationnement s’avère pertinente aux yeux de l’auteur. Ces mesures ont montré leur efficacité en Europe du Nord. A Berlin, la pratique du vélo a doublé en vingt ans. A Münster, on se déplace davantage ainsi (38 %) qu’en voiture (36 %). A Copenhague, le nombre de cyclistes a quadruplé entre 1975 et 2005 grâce... aux difficultés financières de la ville, qui a préféré les aménagements cyclables, bien moins coûteux que les autres. La part modale du vélo y atteint déjà 35 %. La capitale danoise compte lui faire atteindre les 50 % en 2020 et fourmille d’innovations conçues en étroite concertation avec les associations d’usagers. Les Pays-Bas avaient montré le chemin dès les années 1970 en apportant une démonstration éclairante qui répondait aux craintes les plus communes : « Plus les cyclistes ou les piétons sont nombreux, moins ils sont victimes d’accidents. »
Philippe Descamps
Journaliste.

jueves, 5 de junio de 2014

LECTURE: UNE HISTOIRE IMMORTELLE

Mort de Chester Nez, le dernier Navajo « code talker »

Le Monde.fr |  • Mis à jour le 

Chester Nez en 2011.
Chester Nez en 2011. | AP/Mark Henle


Chester Nez est mort mercredi 4 juin à l'âge de 93 ans. Il faisait partie des 29 Navajos recrutés en mai 1942 par le corps des Marines pendant la Seconde guerre mondiale pour mettre au point un langage codé, qui fut utilisé par les Américains pour communiquer en secret sur le champ de bataille grâce à la complexité de la langue navajo, tonale et non écrite.


« Je suis très fier de dire que les Japonais ont tout fait pour déchiffrer le code mais n'y sont jamais parvenus », confiait en 2013 Chester Nez au quotidien militaireStars and Stripes. En tant que caporal, il a participé aux batailles du Pacifique à Guadalcanal, Guam, Peleliu ou encore à Bougainville.


« Le pouvoir de notre langue a été partagé avec le monde pendant la Seconde guerre mondiale quand les 29 premiers 'code talkers' se sont portés volontaires. Malheureusement, nous avons perdu le dernier survivant des ces 29 hommes, qui s'est éteint dans son sommeil ce matin », a regretté le président de la nation Navajo, Ben Shelly, qui compte plus de 300 000 individus. Les drapeaux seront mis en berne jusqu'au 8 juin sur tout le territoire de la tribu.



Le territoire Navajo aux Etats-Unis. | Wikipedia

Le code inventé par Chester Nez et les 'code talkers' est resté classifié jusque dans les années 1980, l'armée américaine ayant longtemps pensé qu'il pourrait toujours être utile en cas de nouveau conflit. Faute d'équivalents en anglais, les Navajos avaient dû parfois adapter leurs mots du quotidien : « avion » était devenu« oiseau » et « bombardier » « oiseau enceinte ». Le code navajo attribuait également un mot indien pour chaque lettre de l'alphabet latin: en Navajo, le mot« moasi », qui signifie « chat », était par exemple utilisé pour signifier la lettre « c ».

Au total, quelque 400 Amérindiens navajos ont pris part aux combats dans le Pacifique pendant la Seconde Guerre Mondiale comme « code talkers ». D'autres Indiens des tribus Choctaws, Comanches ou encore Seminoles ont également participé aux combats contre les Allemands ou les Japonais, chargés de transmettre dans leur langue des messages codés. 

La mort de Chester Nez « marque tristement la fin d'une ère pour notre pays et l'histoire du corps des Marines », a salué le colonel David Lapan, un porte-parole des Marines, le 4 juin. « Les code talkers navajos ont apporté une contribution inestimable sur le théâtre du Pacifique pendant la Deuxième guerre mondiale », a-t-il ajouté, en évoquant « leurs actions héroïques ».

sábado, 10 de mayo de 2014

LA BEAUTÉ DU DIABLE


Actualité >

Société

Jugé trop beau, un homme est expulsé d'Arabie Saoudite

Les hommes saoudiens ont l'air d'être très jaloux, au point même d'expulser un homme de leur pays ! C'est la mésaventure qui est arrivée à Omar Borkan Al Gala, jeune homme originaire de Dubaï, l'émirat voisin. Photographe, acteur, poète, le jeune homme possède un physique assez avantageux. Lors d'un déplacement en Arabie Saoudite pour le festival Jenadrivah Heritage and Cultural Festival, Omar Borkan Al Gala s'est fait renvoyer dans son pays, en compagnie de deux de ses compatriotes, par le Comité pour la promotion de la vertu et la prévention du vice, la police religieuse saoudienne. 

    N'appréciant pas le charme du garçon, elle l'aurait jugé dangereux et aurait eu peur des réactions des femmes devant une si grande perfection, comme l'a expliqué un journal local. C'est le site Jezebel qui a révélé l'identité de Omar Borkan Al Gala. Ce ténébreux n'a, pour le moment, rien confirmé de toute cette histoire sur sa page Facebook. 
     L'Arabie Saoudite est un pays très conservateur. Les organisations des droits de l'homme émettent très souvent de nombreuses critiques concernant la politique de discrimination envers les femmes. 


Lu dans Le Parisien

miércoles, 5 de marzo de 2014

ACTUALITÉS: Le drame des migrants à la frontière entre le Maroc et l'Espagne

L'Espagne n'utilisera plus de balles en caoutchouc contre les migrants à Ceuta 

 

Ceuta et Melilla constituent les deux seules frontières terrestres entre l'Afrique et l'Europe. Des centaines de migrants se regroupent régulièrement du côté marocain, attendant le moment propice pour tenter de passer en force.
Le ministère espagnol de l'intérieur a annoncé, mardi 25 février, que la garde civile avait désormais interdit à ses agents de tirer des balles en caoutchouc pour repousser les tentatives d'entrée en force d'immigrants dans les enclaves de Ceuta et Melilla, après un récent assaut tragique qui a fait quatorze morts.

A Ceuta, une tentative d'entrée en force menée par plusieurs centaines de migrants subsahariens avait tourné à la tragédie le 6 février, lorsqu'au moins quatorze d'entre eux étaient morts noyés en tentant de gagner le territoire espagnol depuis le Maroc par le littoral. Ce drame a déclenché une polémique sur l'attitude des forces de l'ordre espagnoles.

SUCCESIONS DE TENTATIVES

A l'automne 2013 déjà, le gouvernement de droite s'était attiré de nombreuses critiques pour avoir fait réinstaller des barbelés en plusieurs points de la frontière avec le Maroc de l'autre enclave de Melilla.

Plusieurs centaines d'immigrés subsahariens venus du territoire marocain ont tenté de franchir la frontière ces derniers jours à Melilla, en escaladant la triple barrière grillagée qui entoure la ville.
Le 17 février, environ 150 d'entre eux avaient réussi à pénétrer sur le territoire espagnol, suivis par une centaine d'autres lundi. Ce dernier assaut, qualifié de « très violent » par les autorités espagnoles, a fait plusieurs dizaines de blessés légers.

Les principales routes migratoires vers l'Europe



Les principales routes migratoires vers l'Europe

martes, 21 de enero de 2014

EN FRANCE ON CONTINUE À INVESTIR DANS L'ÉDUCATION


Réformer l'éducation prioritaire pour réduire les écarts de réussite

LE MONDE |  • Mis à jour le  |Par 

      Après trente ans d’échecs, de rendez-vous manqués et de réformes ratées, l’éducation prioritaire va-t-elle bénéficier d’un nouveau souffle ? En annonçant, jeudi 16 janvier, sa réforme des zones d’éducation prioritaire (ZEP), Vincent Peillon espère permettre à celles-ci d’atteindre enfin leur objectif initial : réduire les écarts de réussite entre les élèves de ZEP et les autres.
     Les inégalités scolaires se sont fortement accrues ces dernières années. Au point que l’école française ne fait réussir que la moitié de ses collégiens dans les zones les plus difficiles en français, contre 80 % hors éducation prioritaire. En mathématiques, seuls 45 % atteignent le niveau requis en fin de 3e, contre 75 % ailleurs.
      Pour inverser la tendance, le ministre de l’éducation nationale met sur la table un plan qui coûtera, selon nos informations, 350 millions d’euros. Premier axe : « Donner plus à ceux qui en ont le plus besoin. » Autrement dit, revenir au principe fondateur des ZEP en 1981. Stopper le favoritisme qui prévaut dans l’allocation des moyens et que dénonce la Cour des comptes. En 2012, celle-ci avait calculé que l’Etat dépensait 47 % de plus pour former un Parisien qu’un jeune des académies de Créteil ou Versailles. Deuxième axe : améliorer les pratiques, avec l’idée que si les enseignants savent mieux s’adapter à un public difficile, ils parviendront mieux à le faire progresser.

DU POISSON SURGELÉ SUR PLACE


En Norvège, le froid fait geler un banc de poissons




     Alors que l'Australie étouffe sous la canicule, la Norvège, elle, frissonne. A tel point que la semaine dernière, un banc entier de lieus noirs s'est retrouvé gelé sur une plage de l'île de Lovund, au centre du pays, donnant cette photo saisissante prise par Ingolf Kristiansen et ensuite diffusée par les médias norvégiens.
     En réalité, le froid n'était pas si vif pour cette période de l'année dans le Grand Nord : "seulement" - 7,8°C. Mais les lieus noirs, l’une des espèces de poissons les plus communes sur la côte norvégienne, sont remontés près de la surface dans une zone de baignade peu profonde et semi-fermée, avant de se retrouver coincés dans l'eau qui gelait.
   "Les lieus noirs évoluent en banc quand ils sont jeunes. Ils se sont très certainement réfugiés dans cette baie, effrayés par des cormorans, explique Aril Slotten, en charge du groupe de recherche sur les poissons pélagiques à l'Institut de recherche marine de Bergen. A marée haute, l'eau rentre dans la baie, mais pas à marée basse. Les poissons se sont alors retrouvés piégés."
    "Les lieus noirs, de la même façon que les harengs, sont régulièrement chassés par les oiseaux, les phoques et les baleines, poursuit l'expert. Parfois, cela peut les conduire à sauter au-dessus de la surface, nager vers des eaux moins profondes, ou même être bloqués sur la terre ferme. Mais c'est la première fois que l'on observe ce phénomène alors que l'eau gèle."
    En février, 10 000 tonnes de harengs avaient été retrouvés flottant dans un fjord islandais, plus probablement en raison d'un manque d'oxygène.
Audrey Garric